Liturgie gallicane

Publié le par monseigneur Jean-Louis Poncelet

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La prière 

 

Nous croyons que la prière est salvatrice, nous croyons aussi à l’intercession des saints, nous croyons qu’elle apporte la grâce et la guérison, qu’elle est le moyen privilégié pour communiquer avec Dieu.

 

 

 

 

 

La messe 

 

Constatant, après une étude approfondie de la liturgie en Gaule et par la suite en France, qu’il n’y a jamais eu de rituel officiel des Gaules, mais plutôt des rituels propres à chaque région. Il a souvent été  donné le nom de rituel gallican à des liturgies composées, au 17ème  ou 18ème voir au  20ème siècle, il s’agirait plutôt de liturgies néo-gallicanes, le nom de liturgies gallicanes ne doit s’appliquer qu’aux liturgies en usage en Gaule et par la suite en France, du 5ème au 9ème siècle. Nous avons également étudié comment la liturgie est entrée en occident, d’abord par la gaule, l’Italie enfin l’Espagne (voir rituel mozarabe).

 

 

 

 

Messe gallicane de Reims

 

 

    Monseigneur Jean-louis poncelet à l’époque encore père Jean-Louis, entreprit un long et minutieux travail de recherche qui abouti à une messe reprise sur le modèle de l’église primitive, messe dite de saint Jacques, bien évidemment nous avons retenu les encensements indispensables à la messe gallicane, l’asperges qui nous vient d’ Hincmar évêque de Reims (8ème siècle), qui eut beaucoup de problèmes avec la papauté, c’est lui qui amena la bénédiction du sel et de l’eau. En Gaule on avait coutume de réciter les prières au bas de l’autel, qui d’ailleurs, furent reprises par Rome. Dans les liturgies grecques et gallicanes nous avons conservé le trisagion qui se place avant l’évangile. Les chroniqueurs byzantins en rapportent l’origine au patriarche saint Proclus (434 – 446). En ce qui concerne le symbole de la foi nous écartons le filioque afin de rester fidèles aux apôtres, mais aussi refuser de participer à la division de l’église apostolique. La bénédiction du peuple, faisant partie de la structure de la messe de Jacques  nous l’avons conservée  avec la prière d’origine. Remarquable aussi l’anaphore ainsi que le baiser de paix qui se transmet par les mains. La  transsubstantiation : nous croyons bien évidemment à la présence. Nous avons aussi maintenu la fraction de l’hostie en neuf morceaux, en pratique dans l’église gallicane dés le 6ème siècle particularité que nous partageons avec l’Irlande. La doxologie du notre père est ancienne également. La communion sous deux espèces par le trempé. Enfin l’imposition des mains personnalisées en fin de messe après le dernier évangile.   

 

 

 

 

Langue liturgique

 

    La  liturgie est d’origine orientale, la langue liturgique des premiers siècles  était le grec, le latin n’est venu que beaucoup plus tard vers le 9ème siècle, Rome pensait par ce moyen imposer sa primauté. Les gallicans ont toujours défendu que la liturgie devait être comprise de tous. Ils ont défendu ce principe, par l’intermédiaire de saint Jean Gerson,  originaire de Rethel  qui fit ses débuts à Reims en la cathédrale ; défenseur de la langue française. Nous ne rejetons pas la langue latine mais, nous pensons qu’elle est avant tout  la langue d’un état et pas celle du christianisme.

 

 

Publié dans religion

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