Assomption histoire et légende

Publié le par eglise gallicane reims

Tous les récits de la fin terrestre de la Vierge sont entourés d’un voile qui la cache presque toute entière, comme si Marie avait voulu plus d’oubli sur elle-même, désirant une mort humble et discrète. En effet les évangiles sont muets, les écrivains ne parlent pas de ce fait certes religieux mais aussi historique. La mort et la résurrection de la Vierge n’ont pas comme pour Jésus-Christ été relatées dans l’histoire est-ce un oubli volontaire ou un manque réel de clarté sur ces faits.

 

La légende, au travers de la lecture de différents ouvrages, la Vierge serait morte la deuxième année après l’ascension de Notre Seigneur. Elle aurait donc la cinquantaine à ce moment beaucoup disent qu’elle était encore très belle, mais cette datation a été rejetée par beaucoup. D’autres proposent une palette de possibilités dépassant même les quatre-vingt ans. D’autres auteurs la donnent présente au protoconcile de 49 à Jérusalem, c’est là qu’ensuite les apôtres se disperseront définitivement.

 

Le choix du 15 aout pour la fête de l’assomption de la Vierge ne serait que d’origine liturgique, un empereur Byzantin Maurice (+602) aurait établi le décret d’une la fête de la mémoire à la « très Sainte Marie ». Au travers des siècles des visionnaires donnent des dates différentes ; une contemplative Marie d’Agréda, a vu comme date de la mort de Marie le vendredi 13 aout, elle serait restée trois jours dans le tombeau et ressuscitée glorieusement le 15 aout à l’aube, bien-sur, ont ne peut que constater les similitudes avec la fin du Christ sur terre, les apocryphes indiquent la même chose.

 

Nous avons tiré du livre Marie Mère de Dieu de Maurice Vloberg ce récit de la fin de Marie.

Marie demeurait seule dans la Maison des parents de Jean, prés du mont des Oliviers, elle disait à Jésus son désir de le revoir, quant elle reçut l’annonce de sa mort, comme jadis celle de sa maternité. L’ange du Seigneur se tint devant elle, et, la saluant comme autrefois, il lui dit : « voici un rameau de palme du jardin du paradis, tu le feras porter devant ton cercueil, car d’ici trois jour le Fils de Dieu viendra te reprendre accompagné des Vertus du ciel. » Et l’ange disparut dans l’éclat de la lumière, après avoir promis, comme Marie lui en demandait la grâce, que tous les apôtres dispersés par le monde seraient autour d’elle à cette heure.

 

C’était un dimanche. Vers la troisième heure, il se fit un grand tremblement de terre. Et voici que Jean, qui prêchait à Ephèse, fut porté sur un nuage jusque devant sa demeure. Et bientôt après lui arrivèrent, sur le char des nuées, les autres apôtres, même Paul avec Barnabé. Tous attendirent la venue du Seigneur. Le troisième jour vers la troisième heure le Christ descendit dans la lumière, avec des anges qui chantaient. Le Seigneur dit : «  viens, mon élue, et entre dans le tabernacle de la vie éternelle. » Marie, prosternée en adoration devant lui, il dit encore : «  lorsque j’étais suspendu à la croix, le prince des ténèbres est venu et il n’a rien pu contre moi. Il ne pourra te nuire non plus, car tu goutes toi-même à la mort. Viens, car la milice céleste t’attend pour te transporter dans la félicité du Paradis. » 

Alors Marie Se coucha sur le lit pour y mourir. Elle adressa son action de grâces au Seigneur et rendit l’Esprit. Les apôtres virent son âme d’une éclatante blancheur. Le Seigneur demanda aux apôtres de transporter le Saint Corps dans un sépulcre, à l’orient de la cité, et de le garder jusqu’à ce qu’il revienne. Ensuite, il remit l’âme bienheureuse à Michel, prévôt du Paradis, et remonta au ciel avec les anges.

Le corps de Marie était d’une blancheur  éclatante et répandait une odeur très suave. Il fut couché sur une civière et le cortège des obsèques se mit en marche Pierre et Paul au brancard Jean en tête portant la palme lumineuse. Au dessus du Corps planait une couronne de nuées. Alertées par la lumière quinze mille personnes arrivèrent pour contempler le Corps. Mais certains étaient hostiles, alors ils furent frappés de cécité, un prêtre qui voulait retourner la civière eut les mains desséchées, ils ne purent guérir qu’après s’êtres repentis.

Arrivés au val de Josaphat, à l’orient de la cité, les apôtres déposèrent le Saint Corps dans un sépulcre neuf, roulèrent la pierre pour le fermer, et attendirent la venue promise du Seigneur. Alors à la demande des Anges le Seigneur dit à Marie : «  lève-toi mon amie, ma bien aimée ta vie est sans souillure, tu ne peux donc  connaître la corruption de la mort. » Aussitôt Marie se leva rendit grâces à son Fils et  Seigneur, avec lui elle monta dans la gloire emportée par le vol des anges.          

 

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