Dieu seul tu adoreras

Publié le par eglise gallicane reims

DSC2522Le premier devoir de l’homme est d’adorer Dieu. En adorant Dieu nous reconnaissons la souveraine puissance de notre créateur et toute la dépendance que nous avons de lui. L’adoration est un acte intérieur du croyant, même l’acte essentiel du culte de latrie qui signifie en grec adoration dû à Dieu seul, qui est distinct du culte rendu aux  saints qui se dit dulie.

   Historique, l’adoration du Saint Sacrement  jusqu’au 11ème siècle se faisait uniquement sur le Saint Sacrement de la messe, peu à peu le désir de voir l’hostie donna naissance à un acte de culte. En 1080, Lanfranc Archevêque de Cantorbéry le dimanche des Rameaux, porta une hostie à la place de l’évangéliaire. En 1264 Urbain IV institua la fête du Corps du Christ, un peu plus tard on portera l’hostie en procession d’abord dans un ciboire fermé, puis ensuite dans une monstrance, permettant à tous de voir les Saintes Espèces.

   C’est en Avignon en 1226 que se multiplièrent les confréries du Saint Sacrement, ensuite durant les siècles qui suivirent le culte se répandit dans toute la France gallicane. Le concile de trente, énumérait les formes les plus solennelles de ce culte public, en distinguant trois principales : la fête du Saint Sacrement, les processions du Saint Sacrement, l’exposition du Saint Sacrement.

   L’exposition, courte d’ordinaire, peut se prolonger un jour entier voir perpétuellement à certains endroits sur un même autel. (Pour les chercheurs vous pouvez consulter Eucharistia 1934, ou dictionnaire  pratique de liturgie Romaine.)

   C’est par l’adoration que Notre Seigneur est présent parmi nous, non seulement le Maître suprême de chaque âme, mais aussi des nations (cela convient bien aux gallicans que nous sommes) .C’est devant le Saint Sacrement que s’accomplit, la fête du Christ-Roi, la consécration au Sacré-Cœur . C’est aussi là que nous apportons à notre Seigneur le tribut de notre reconnaissance pour tous les bienfaits, naturels ou surnaturels, dont il nous a comblés et par-dessus tout l’Eucharistie en mémoire de sa passion rédemptrice, gage de la gloire éternelle à laquelle nous sommes tous appelés.

Il est évident que  foi  en la présence réelle (transsubstantiation) doit-être le postulat et l’Esprit-Saint nous unir spirituellement dans l’Amour divin à Jésus par la vision de l’hostie.   

     

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