Jean gerson est l'auteur incontestable de l'imitation de Jésus-Christ

Publié le par eglise gallicane reims

Jean Gerson auteur de l’imitation de Jésus-Christ

 

 

    Jean Gerson grand défenseur des libertés gallicanes et de la langue française face au latin, est l’auteur de l’imitation de Jésus-Christ , ce livre était souvent offert aux premiers communiants dans l’espoir qu’ils se construisent dans l’exemple de Jésus et soient dans leurs vies de bons chrétiens.

Il est souvent affirmé que l’auteur de cet ouvrage n’est pas connu certains l’attribuent à Thomas A.kempis d’autres soutiennent le docteur très chrétien Jean Gerson. Ces divergences donnèrent de longues controverses, de grandes recherches furent entreprises pour trouver le nom de l’auteur.

 

Voici ce que publie les Ardennes littéraires dans sa chronique départementale le 28 juillet 1929 :

 

    Voilà donc qui est acquis depuis jeudi 17 décembre 1925 l’auteur de l’imitation de Jésus-Christ est bien Jean Gerson, célèbre chancelier de Notre Dame et de l’Université de Paris.

On hésitait jusqu’ici, c'est-à-dire depuis plusieurs siècles, entre lui et Thomas  A. Kempis Monsieur Alfred Pereire a démontré, jeudi, à l’académie des inscriptions et belles lettres que le doute n’était plus possible.

 

    Sa démonstration était basée sur l’étude des manuscrits. Elle apportait, en outre un argument qui parut décisif. En réalité, l’œuvre était signée mais d’une signature symbolique Gerson avait l’habitude de dire dans sa prière : «  Mon Dieu, ayez pitié de votre pauvre serviteur Gerson . » En hébreu Gerson signifie exilé. Or, au dernier verset de l’imitation, on lit ceci : «  Mon Dieu, ayez pitié de votre pauvre serviteur exilé sur terre. »  Ce jeux de mot pieux est révélateur.

 

    Pourquoi « exilé » ? parce que Gerson, après avoir joué un rôle très brillant, avait dû pour des raisons politiques, se retirer à Lyon où il vivait dans l’humilité et la pénitence.

 

    Je ne sais si M Alfred Pereire a fait état de cette remarque dans son travail, mais on peut dire que Gerson était habitué depuis longtemps à ne pas se servir de son nom. Il s’appelait Jean Charlier, Gerson était le nom du village du diocèse de Reims où il naquit le 14 décembre 1363.

 

    La paternité qui lui est définitivement reconnue de l’imitation est pour le chancelier Gerson très glorieuse, mais cette découverte n’ajoutera rien à la célébrité séculaire et semble-t-il immortelle du livre dont on a dit qu’il était  le plus beau qui soit sorti de la main des hommes . Traduit dans  toutes les langues du monde, sans cesse réédité, cet incomparable chef d’œuvre de psychologie a toujours séduit jusqu’aux mécréants les plus éloignés de toute foi religieuse.

 

    L’imitation est certainement le plus grand succès de la librairie. On se demandait pourtant hier dans un cercle d’amis si paraissant aujourd’hui, ce livre aurait rencontré la même fortune … C’est douteux. Il n’aurait certainement pas eu le prix Goncourt, mais on oserait affirmer qu’il aurait obtenu celui pour lequel il a été fait : celui de la vie heureuse.

 

     Nous n’avons rien a rajouter à cet écrit, si ce n’est que certains ont ignoré Jean Gerson, pourtant la chrétienté lui doit beaucoup mais le gallicanisme qu’il affichait déplaisait et déplait toujours. Nous voulons rendre hommage à celui qui n’en doutons pas était inspiré par l’Esprit Saint.         

Publié dans religion

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