les signes de sainteté de Saint Remi

Publié le par eglise gallicane reims

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L'intérieur du tombeau de Saint Remi                               La plaque sur le tombeau

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Mort de saint Remi

 

Les dernières années de Saint Remi l’évêque des barbares tel que les décrit le chanoine Leflon dans son histoire de l’Eglise de Reims échappent totalement à l’histoire. Hincmar nous rapporte qu’il avait perdu la vue, mais que par un miracle très étonnant, il recouvra avant de mourir l’usage de ses yeux. Remi put ainsi jeter sur la cathédrale de saint Nicaise et sur la ville de Reims un dernier regard.

Après avoir reçu le corps et le sang du Christ, donné à tous ses instructions fait son testament, il serait mort, dans sa quatre-vingt-quinzième année après soixante quinze ans de pontificat.

Lorsque le doux évêque eu rendu à Dieu sa grande âme, on embauma son corps avec le plus grand soin, puis on l’enroula dans quatre suaires de soie rouge et de lin, tandis qu’un voile distinct recouvrait sa tête légèrement inclinée dans son cercueil. Quelques jours plus tard, avec des prières et des chants, on le porta au sud de la ville, sur la colline sacrée que couronnaient les vieilles basiliques érigées dans les cimetières des premiers chrétiens, des premiers évêques et des premiers martyrs. Là, entouré de grands souvenirs, il dormirait en terre sainte son dernier sommeil.

 

La sépulture

 

Mais quelle église choisir pour sa sépulture ? Rejoindra-t-il dans le modeste sanctuaire qui porte son nom Saint Sixte. Réunira-t-on ses restes à ceux de saint Nicaise ? Reposera-t-il dans la crypte de saint Timothée auprès des martyrs de la Pompelle ? Dans son testament Remi aurait opté pour ce dernier parti et fixé en cette basilique le lieu de son tombeau.

En fait son corps fut déposé dans une pauvre chapelle dédiée à Saint Christophe, au milieu d’un cimetière voisin. Pourquoi ? Au moment ou  le cortège funèbre atteignit le sommet de la colline, le cercueil devint soudain très lourd à tel point qu’il fut impossible de le conduire à saint Timothée, toutes les tentatives pour le transporter furent vaines. Restait dans le quartier la seule chapelle Saint Christophe à laquelle personne n’avait songé. On se dirige vers elle et, aussitôt, le corps miraculeusement allégé se laisse soulever sans la moindre résistance. Saint Remi avait de la sorte, par un signe manifeste, déterminé le lieu de son repos.

Mais celui qu’on déposait de façon inattendue sous les pauvres dalles de Saint Christophe vaudrait à cet humble sanctuaire une telle splendeur, une telle gloire, que celui-ci deviendrait l’une des plus magnifiques églises de Reims, de toute la France ; il attirerait de toutes parts la foule des pèlerins ; les rois eux-mêmes y viendraient consacrer leur couronne et dormir auprès du saint évêque leur dernier sommeil.

 

Saint Remi le thaumaturge

 

La dévotion du peuple ne cesse en effet de grandir avec les prodiges que l’on attribut au bon saint, et toute une légende se crée qui exprime, avec la confiance des Rémois, la puissance incroyable d’un thaumaturge aussi écouté de Dieu. Evêque il voit les passereaux manger à sa table, obtient du ciel un fils pour un ménage sans enfants, guérit un aveugle à Chaumuzy, remplit de vin le tonneau d’une veuve, ressuscite un mort dont le gendre violait le testament ; au cours d’un baptême qu’il administre, le vase des catéchumènes se vide et se remplit à sa prière, et le baptisé, malade, guérit ; un incendie ravage Reims : il sort de l’église Saint Nicaise où il, priait, son pied s’imprime sur le seuil, il chasse devant lui les flammes jusqu’aux remparts et fait murer la porte où elles sont sorties ; au concile qu’il aurait convoqué, un évêque arien veut parler sa langue se colle à son palais ; il abjure et saint Remi lui  rend la parole ; vieux, il devient aveugle mais Dieu le guérit pour qu’il dise une dernière messe. Bien-sur il convient d’ajouter à ces miracles le plus grand de tous celui de la Sainte Ampoule ; qui fit de Reims le siège légitime du gallicanisme ; l’Eglise gallicane de Reims s’inscrit dans cette tradition qui rayonne internationalement et a la primauté nationale.          

 

      

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