Reims capitale du gallicanisme suite 1

Publié le par eglise gallicane reims

Les débuts de l’Eglise à Reims 

 

L’introduction du christianisme à Reims remonte au troisième siècle là, encore, force est de constater qu’il y a cafouillage, les mensonges de certains responsables de l’Eglise faussent la lecture des successions ; à ce sujet je voudrais dire aux gallicans ne vous moquez pas de notre sœur séparée car chez nous certaines juridictions en font tout autant tentant ainsi de laissez croire qu’ils sont à eux seuls tout le gallicanisme ceci étant dit reprenons. Donc d’après une légende qui ne supporte pas l’épreuve du temps, saint Sixte aurait été envoyé par la papauté vers 288, la date est relativement précise, le document qui l’indique se situe entre 4ème ou 6ème siècle. Les auteurs ont été amenés à retarder  la mission de saint Sixte « Pour concilier la tradition rémoise avec la passion des saints Crépin et Crépinien, Maximain est indiqué comme empereur. Hincmar et, c’est important ne tient pas compte de ces textes car cela va encore plus loin, saint Pierre aurait lui-même mandaté Sixte en l’an 65 pour fonder l’Eglise de Reims ce qui bien-sur n’est pas pensable aux yeux des historiens. Pourquoi autant de contradictions face à la réalité ? L’hypothèse qui tient le mieux serait que les chrétiens de Lyon qui eux-mêmes tenaient leur succession de Smyrne par Polycarpe, étaient suffisamment constitués pour avoir des missionnaires sur le terrain évangélisant jusqu’à Reims. C’est au mieux en 250 que la papauté en la personne de Sixte II envoya Sept évêques pour tenter de se positionner en  Gaule, or à cette date les églises d’Arles et de Toulouse existent déjà, l’église de Reims existait aussi avant 250 nous pouvons en déduire que toutes les successions ne mènent pas à Rome. Le chanoine Cerf affirme : « l’église de Reims est en droit de revendiquer d’avoir été fondée par un disciple de l’apôtre Pierre » ; (ce qui nous conduirait plutôt vers Antioche). Léon XIII surement agacé rappelait : « Dieu n’a pas besoin de nos mensonges, l’église de Reims possède un passé assez riche et des titres assez authentiques pour renoncer à des prétentions qui reposent sur des traditions légendaires et tardives. » Nous sommes tout à fait d’accord avec Léon XIII qui ne peut-être accusé de gallicanisme. Ajoutons que Pierre n’est pas plus apôtre que les autres apôtres ; d’ailleurs au Concile de 49 (Jérusalem) c’est Jacques qui avait la charge de présider. Reims était évangélisée avant les interventions de Rome. Quelques évêques de Reims : saint Amand, Bétause, Aper, Maternien, saint Donatien, saint Vivent, Sévère. Pour les martyrs : saint Timothée et ses compagnons, Maur et Apollinaire, sainte Macre, saint Rufin, saint Valère.         

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