Bossuet le gallican
Bossuet évêque et gallican
La vie de Bossuet fut celle d’un grand gallican fidèle au catholicisme, mais attaché a la royauté, il voulait l’indépendance religieuse de la France et veillait à l’orthodoxie aussi bien qu’à la morale ; il est décrit dans (histoire de la littérature française 1931) comme un grand prêcheur.
Jacques-Bénigne Bossuet est né à Dijon en 1627, d’une famille de magistrats. Il rejoignit Metz ou il possédait un canonicat. C’est dans cette ville qu’il commencera à prêcher et à polémiquer sa vie militante commença.
En 1659 il fut appelé à Paris ou pendant dix ans il prêchera avec grand succès. Il prêchera également sur invitation devant la cour à plusieurs reprises. On lui confira même de faire les panégyriques funèbres de certains princes et princesses.
Evêque de Condom, il fut appelé par le roi Louis XIV pour devenir le précepteur du dauphin (1670). Il se résignera à quitter son évêché et sera tout entier à cette tâche. Il formera le dauphin comme un roi doit l’être mais pas comme un savant ; il donna lui-même tous les enseignements il rapprit le grec, l’histoire ; il se fit même donner des cours d’anatomie ; il ne concéda que les mathématiques, il a même composé de sa main tous les ouvrages dont le dauphin avait besoin. Ces écrits étaient très chrétiens mais l’esprit était libre, monarchistes mais non serviles. Tous cela en pure perte car le dauphin était intellectuellement passif. L’éducation du dauphin terminée, Bossuet fut nommé au siège de Meaux il sera d’ailleurs appelé l’aigle de Meaux.
Simple évêque venant d’une famille pas très riche, il fut néanmoins le véritable chef de l’assemblée du clergé de France qui se réuni à la fin de 1681. Il fut l’inspirateur de la déclaration de 1682, formulant les libertés de l’église gallicane, à cette époque Louis XIV souhaitait le schisme de l’église de France et ainsi son indépendance vis-à-vis de la papauté ; Bossuet était lui-même contre le dogme de l’infaillibité, le roi avait la supériorité au temporel ; cette déclaration affirmait l’infaillibilité de l’Eglise universelle, et non du Pape, l’égalité de tous les évêques considérés comme les successeurs des apôtres.
Il condamne la morale relâchée des casuistes ; mais son plus âpre combat sera contre le quiétisme, qui devint un véritable duel entre lui et Fénelon. Prêcheur infatigable, même proche de la mort il était encore très actif, il sera rappelé à Dieu en 1704.